François-Xavier <l>Putallaz</l>

Aide médicalisée au suicide et euthanasie: repères éthiques

Tout choix moral authentique tient compte de quatre facteurs: l’intention subjective, les circonstances d’un acte, ses conséquences, et sa valeur objective selon qu’il est bon ou mauvais. Lorsque ce dernier facteur s’estompe, comme cela apparaît dans beaucoup de réflexions en bioéthique, les autres facteurs occupent à eux seuls toute la place. Il en résulte un déséquilibre de l’éthique, dont le relativisme est un signe évident.

L’analyse détaillée montrera comment, dans le cas douloureux et grave de l’aide médicalisée au suicide, les options directrices des plus hautes instances médicales peuvent alors en arriver à des directives contradictoires et dangereuses, qui remettent en question la finalité même de l’activité médicale.

L’illustration de ce phénomène culturel par les événements qui se passent en Suisse (où l’aide au suicide est dépénalisée), montre comment on est conduit à légaliser l’euthanasie (dite active), c’est-à-dire l’homicide sur demande.

On conclura avec deux options constructives, susceptibles de relever de tels défis dans un sens véritablement humaniste.


François-Xavier Putallaz

Université de Fribourg (CH)